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Le Réseau d’Action
International sur les Armes Légères
RAIAL/IANSA
Document fondateur
Mai 1999
Table des matières
Introduction
I. Exposé des motifs
du RAIAL/IANSA
II. Une politique cadre
III. Programme d'action
IV. Structure organisationnelle
Introduction A l’instar de la société civile et politique,
la communauté internationale des ONG estime que la
prolifération des armes légères est
un défi humanitaire important dont les conséquences
se répercutent sur le développement, les droits
humains et la justice mondiale. Ces ONG représentent
différentes régions du monde et ont des priorités
et des missions variées visant à renforcer
la sécurité et la justice humaine dans toutes
leurs dimensions. Néanmoins, toutes ces organisations
ont un rôle important à jouer non seulement
parce que leur travail spécifique révèle
de manière unique la menace que constitue la prolifération
des armes légères et les efforts fournis en
vue de la réduire, mais également parce que
leurs actions renforcent les efforts entrepris par d'autres
dans l'objectif commun d'une transformation juste et non
violente. Désirant contribuer à la lutte internationale
pour la paix et la justice, la communauté internationale
des ONG s'est unie afin de s’attaquer aux problèmes
causés par les armes légères.
Du 17 au 19 août 1998, 45 personnes représentant
33 ONG de 18 pays (8 du Nord et 10 du Sud) se sont rencontrées
au Canada afin d'examiner comment les groupes et institutions
de la société civile de par le monde pouvaient
coopérer plus efficacement en vue de promouvoir des
politiques et des mesures visant à contrôler
la prolifération des armes légères et
leur usage abusif, et de réagir aux conséquences
dévastatrices de ces armes sur les individus, les
communautés locales, les Etats et la communauté internationale.
A l’issue de cette réunion, les participants
décidèrent de créer le Réseau
d'action international sur les armes légères
(RAIAL/IANSA) pour que les différentes organisations
puissent collaborer dans une série de campagnes liées à cette
problématique, dans le but général de « prévenir
la prolifération et l'emploi illicite des armes légères ».
Le 14 octobre 1998, une deuxième réunion internationale
des ONG sur les armes légères se tenait à Bruxelles, à laquelle
ont participé 180 représentants de plus de
100 ONG du monde entier. Le but de cette réunion était
de statuer sur le rôle et la nature du RAIAL/IANSA
dans le cadre d'une participation internationale plus large.
Plusieurs groupes de travail ont exploré les différents
objectifs politiques, les méthodes de campagne et
de sensibilisation ainsi que la structure organisationnelle
du réseau. A l’issue de la réunion, la
volonté de réussir ce pari était réaffirmée
ainsi que la certitude qu'en travaillant ensemble, la communauté internationale
des ONG pouvait aboutir à une transformation constructive.
Les résultats des réunions canadienne et belge
furent intégrés dans un Document fondateur
du RAIAL/IANSA dont le texte est repris ci-dessous.
1 En français, RAIAL correspond
au « Réseau d'Action International
sur les Armes Légères ». Dans les pages qui suivent, nous
utiliserons néanmoins RAIAL/IANSA, l'acronyme anglais IANSA étant
mieux connu des personnes impliquées dans le réseau.
2 Le terme « armes légères » est employé ici
aussi
bien au sens strict qu’au sens général incluant alors les
armes légères et de petit calibre, les explosifs et les munitions.
Il s'agit d'armes qui peuvent être maniées par une ou deux personnes,
transportées par une ou deux personnes, un animal de bât ou par
un véhicule léger. Le Groupe d’experts gouvernementaux sur
les armes légères et de petit calibre, nommé par le Secrétaire
général des Nations unies, a défini ces armes de manière
détaillée. Il classifie (1) comme armes de petit calibre : les
revolvers et pistolets à chargement automatique ; les fusils et carabines
; les mitraillettes ; les fusils d’assaut ; les mitrailleuses légères
; (2) comme armes légères : les mitrailleuses lourdes ; les lance-grenades
portatifs, amovibles ou montés ; les canons antiaériens portatifs
; les canons antichars portatifs, fusils sans recul ; les lance-missiles et lance-roquettes
antichars portatifs ; les lance-missiles antiaériens portatifs ; les mortiers
de calibre inférieur à 100 millimètres ; (3) comme munitions
et explosifs : les cartouches, munitions pour armes de petit calibre ; les projectiles
et missiles pour armes légères ; les conteneurs mobiles avec missiles
ou projectiles pour système antiaériens ou antichars à simple
action ; les grenades à main antipersonnel et antichar ; les mines terrestres
; les explosifs. Désarmement général et complet : Armes
légères et de petit calibre, Note du Secrétaire général,
A/52/298, 27 août 1997
Tout être humain a le droit de vivre en paix et en
sécurité dans un environnement digne et humain.
En dehors de ces conditions, cependant, de par le monde,
la prolifération et l'usage abusif des armes légères
mettent en danger la sécurité de l'individu,
sapent la bonne gestion des affaires publiques, contribuent
aux violations des droits humains et contrecarrent la justice
sociale, le développement et la paix.
Chaque année, l’usage abusif des armes légères
tue, blesse et inflige des traumatismes à des centaines
de milliers d'individus. Ces tragédies se produisent
dans le cadre de conflits nationaux et régionaux (aux
dimensions et caractéristiques politiques, économiques,
sociales, religieuses et ethniques particulières)
ainsi qu’au cours d’applications abusives de
la loi, de répression violente des droits démocratiques
et de violation du droit à l'autodétermination.
La libre disponibilité des armes légères
est également liée à l'intensification
des crimes, de la violence domestique, des suicides et des
homicides involontaires. Dans le cadre de conflits politiques,
les armes légères alimentent la violence et
l'insécurité qui entraînent, à leur
tour, des millions de réfugiés et de personnes
déplacées à l'intérieur de leur
propre pays. Nombre de ces tragédies pourraient être évitées
si la présence et la disponibilité des armes
légères étaient contrôlées
aux niveaux national et international, dans le cadre plus
large d'un programme d'action s'attaquant aux causes premières
du conflit.
Les gouvernements examinent actuellement le problème
des armes légères aux niveaux local, national,
régional et international, et la communauté internationale
des ONG s’en réjouit. Cependant, l’approche
parcellaire des gouvernements demeure inquiétante,
plus particulièrement parce qu'un grand nombre d’Etats
sont également d'importants fabricants et exportateurs
d'armes. Par conséquent, la communauté internationale
des ONG estime qu'un effort indépendant coordonné – à la
fois pour soutenir et critiquer l'action gouvernementale
face aux armes légères – est essentiel
afin de promouvoir une action internationale efficace en
vue d’endiguer la prolifération et l’usage
abusif des armes légères.
Dans ce but, nous nous associons afin de fonder par le présent
document le Réseau d'action international sur les
armes légères (RAIAL/IANSA).
Le RAIAL/IANSA est destiné à faciliter l’action
internationale des ONG, qui vise essentiellement à améliorer
la sécurité des individus en empêchant
la prolifération et l'usage abusif des armes légères.
Parallèlement, le RAIAL/IANSA reconnaît que
la garantie de la sécurité humaine est un aspect
essentiel des efforts menés afin de réduire
la demande en armes légères et les contrôler.
Le réseau tente donc de contribuer à la création
d'un environnement mondial plus juste et pacifique, susceptible
de favoriser la paix durable, le développement, la
sécurité humaine et le respect des droits humains.
La deuxième partie du présent document expose
les approches fondamentales du RAIAL/IANSA pour contrôler
les armes légères et annihiler les conditions
politiques, sociales et économiques qui engendrent
une demande excessive en armes légères. La
troisième partie détaille la gamme d'activités
et d'actions prévues par les membres du réseau
pour empêcher la prolifération et l'emploi illicite
des armes légères. Enfin, la dernière
partie présente la structure de base du réseau,
notamment un aperçu des rôles et responsabilités
des différents éléments actifs ainsi
que des droits et responsabilités des membres individuels.
Les membres du RAIAL/IANSA
reconnaissent que le commerce international et la dissémination des armes légères
sont un phénomène complexe qui affecte tous
les niveaux de la société dans toutes les régions
du monde. En tant qu'instruments de violence, les armes légères
contribuent à la destruction des individus et des
sociétés, compromettent les droits humains
et l'Etat de droit et sapent la stabilité politique
et le développement économique. L’usage
légitime des armes légères, dans certaines
circonstances, est reconnu par beaucoup. L’objectif
du RAIAL/IANSA est d’endiguer l’accumulation
et l’usage excessifs de ces armes. Cet objectif nécessite
une stratégie d’ensemble et la participation
de la société civile et des gouvernements concernés,
sur les plans local, national et international.
Afin de casser le cycle sous-développement/violence/conflit
alimenté par la prolifération des armes légères,
il est nécessaire de poursuivre simultanément
et résolument deux types d'action : celles visant à réglementer
ou à limiter le commerce et la dissémination
des armes légères et celles visant à en
réduire la demande.
A. Contrôler la disponibilité et l’accès
aux armes légères (mesures portant sur l'offre)
Une combinaison de mesures et d'instruments est nécessaire
pour restreindre le commerce des armes légères
et en réduire la dissémination3.
1. Contrôler les transferts légaux entre
Etats
Les mesures portant sur le contrôle des transferts
consistent, entre autres, à :
- Promouvoir des codes de conduite
nationaux, régionaux
et par la suite internationaux, imposant aux Etats exportateurs
d’appliquer des réglementations globales et
efficaces empêchant la fourniture d'armes, de munitions,
de pièces détachées et de technologies
là où elles sont susceptibles d’être
utilisées pour :
- violer les normes internationales des droits humains,
que ce soit dans le contexte de l'application de la loi
ou dans
des situations de conflit armé;
- violer le droit
international, y compris le droit international humanitaire
qui s'applique
aux conflits
armés internationaux et internes;
- affaiblir
le contrôle
civil des forces armées;
- attiser l'agression
internationale, les activités
paramilitaires soutenues par les Etats et l'instabilité régionale;
- entraver des dépenses sociales
indispensables ou contrecarrer des programmes de développement
durable;
- Promouvoir des moratoires régionaux sur l'importation,
l'exportation et la fabrication d'armes légères
;
- Exiger de tous les gouvernements
le respect scrupuleux des embargos imposés par
l'ONU et d'autres instances internationales;
- Réduire la dépendance économique des
Etats vis-à-vis de la fabrication et la vente d’armes
;
- Instaurer des contrôles
rigoureux sur la production sous licence et les accords
de coproduction
;
- Instaurer un système uniforme et efficace de certification
de destination finale afin de contrôler et surveiller
la destination finale et l'utilisation des armes légères
exportées.
2. Contrôler la disponibilité, l'usage et le
stockage des armes légères à l'intérieur
des Etats
Un contrôle efficace des armes légères
sur le plan intérieur nécessite de :
- Adopter des lois et des réglementations sur la détention
des armes légères, notamment des procédures
d’octroi de licences et d'enregistrement, tout en s’assurant
de l’existence d'une volonté politique et des
moyens techniques indispensables à leur application
transparente et impartiale ;
- Réduire la disponibilité des
armes pour les civils dans toutes les sociétés;
- Cesser les transferts d'armes
approuvés par les gouvernements
aux paramilitaires, groupes d'autodéfense et autres
groupes armés;
- Promouvoir des procédures de
stockage des armes légères
sûres et efficaces, à l'usage des citoyens
et des Etats (p. ex. dans les arsenaux);
- Intégrer les problèmes
liés au contrôle
des armes légères dans les activités
de la police, de la santé publique et d'autres
institutions;
- Elaborer des réglementations,
des formations et des systèmes de surveillance
pour assurer le respect des normes internationales des
droits humains par les institutions
d'Etat, les forces armées irrégulières
et les citoyens, en ce qui concerne l'emploi des armes
légères;
- Allouer des ressources permettant
aux gouvernements nationaux et aux autorités locales d'exercer des contrôles
efficaces sur la détention et l'emploi des armes légères.
3. Empêcher et lutter contre les transferts
illicites
Les mesures pour restreindre la prolifération illicite
des armes légères consistent, entre autres, à :
- Promouvoir et élaborer des
accords locaux, nationaux, régionaux et internationaux
de coopération
afin de prévenir le trafic illicite des armes;
- Etendre et appliquer de manière
rigoureuse les accords existants sur le trafic illicite
des armes – notamment
la Convention de l'Organisation des Etats américains
(OEA), le Protocole contre la fabrication et le trafic
illicite des armes à feu du Comité économique
et social (ECOSOC) de l'ONU et le Programme pour la prévention
du trafic illicite d’armes conventionnelles de
l'Union européenne;
- Introduire des mesures concrètes
de contrôle
aux niveaux national, régional et international,
telles que le renforcement de la coopération entre
la police et la douane et l'amélioration des contrôles
exercés aux frontières;
- Contrôler de manière globale
et rigoureuse les activités des courtiers en armes
aux niveaux national et international, notamment par
l’instauration d’un
système d'enregistrement de ces courtiers, des
mesures afin de permettre de poursuivre en justice ceux
qui opèrent
illégalement à l'intérieur des frontières
nationales et l'extension des contrôles aux nationaux
opérant à partir de pays tiers;
- Allouer une aide internationale
pour que les nations et les communautés puissent
combattre le trafic illicite des armes;
- Créer des registres régionaux
et internationaux sur le trafic illicite des armes, comprenant
des informations
sur les armes illicites saisies, les armes illicites
détruites
et une liste de tous les courtiers en armes condamnés
pour activité illégale;
- Assainir les marchés illicites
portant sur d'autres produits, tels que les stupéfiants
et les pierres précieuses, surtout là où ces
marchés
sont liés au commerce illicite des armes.
4. Collecter et retirer de la circulation
les armes en surplus au sein de la société civile et des régions
en conflit
Les mesures pour éliminer les surplus d’armes
en circulation consistent, notamment, à :
- Collecter et détruire systématiquement
des armes détenues illégalement par les
civils, conformément au droit international humanitaire
et aux droits humains ainsi qu’aux normes légales
concernant les conflits internes et identifier les forces
armées irrégulières;
- Collecter et détruire sous contrôle
les armes en surplus, dans le cadre des opérations
de maintien de la paix de l'ONU;
- Détruire systématiquement et sous contrôle
les armes en surplus accumulées suite aux accords
de désarmement et de contrôle des armements;
Détruire publiquement les armes dorénavant
en surplus en raison de programmes nationaux de modernisation;
- Promouvoir des programmes encourageant
les citoyens à remettre
leurs armes illégales, dangereuses ou superflues.
5. Accroître la transparence
et la responsabilité
Parmi les différentes mesures qui, à tous les
niveaux officiels, mettent un terme à la confidentialité et
favorisent la transparence politique concernant les décisions
portant sur les armes légères, mentionnons
celles qui consistent à:
- Créer des mécanismes
permettant l'examen rigoureux par les parlementaires
et la société civile
de toutes les demandes de licences d'exportation d'armes;
- Communiquer annuellement de manière
détaillée,
aux parlementaires et au public, les informations concernant
les ventes, importations et stocks d'armes, au moyen
de rapports et de registres nationaux, régionaux
et internationaux;
- Créer et gérer des inventaires
nationaux et régionaux complets portant sur les
armes et munitions et les matériels associés
détenus par
les forces de sécurité et d'autres organismes
de l'Etat;
- Echanger des informations concernant
les stocks et la production d'armes légères à l'échelle
régionale,
afin de promouvoir un consensus sur les niveaux d'armement
nécessaires aux besoins légitimes de la
défense
nationale;
- Renforcer les systèmes nationaux
destinés à enregistrer
et marquer les armes lors de la fabrication et de l'importation,
afin d'augmenter la possibilité de les tracer
et d’en
contrôler le flux;
- Instaurer un accord ou un mécanisme
international qui puisse contrôler l'adhésion
aux normes et réglementations internationales
concernant les transferts d'armes, afin que les violations
puissent être notifiées
aux organismes compétents;
- Communiquer régulièrement
des rapports au Registre des armes conventionnelles de
l'ONU et soutenir l’élargissement
de sa portée afin d'inclure certaines catégories
d'armes légères;
- Instaurer des registres régionaux
contenant des informations sur le transfert, l'importation
et la production destinés
aux besoins nationaux en armes légères;
- Elargir le rôle de la société civile
dans le contrôle des transferts et de l'emploi
des armes légères aux niveaux national,
régional
et international;
- Allouer des ressources pour permettre
aux parlementaires d’examiner rigoureusement la politique d'exportation
d'armes telle qu’elle est pratiquée.
6. Soutenir la recherche
et l’échange d’informations
Les ONG ont un rôle particulier à jouer en favorisant
les travaux de recherche et la diffusion d’informations,
portant notamment sur:
- L'observation et le contrôle des
transferts et autres mouvements d'armes légères;
- L'examen des taux de mortalité et
des types de blessures associés à l'emploi
des armes légères;
- L’étude des différentes
formes de collecte, d'interprétation et de diffusion
des données
permettant une alerte précoce et une réaction
rapide;
- L'échange d'informations sur le
développement
de lignes d’action portant sur les armes légères
aux niveaux national, régional et international;
- L’étude des schémas et de l’origine
du soutien international aux mercenaires et aux insurrections
organisées de l’étranger ainsi que
des violations des embargos internationaux sur les armes.
B. Réduire la demande en armes légères
La demande en armes légères, exprimée
par les particuliers, les acteurs non étatiques et
les Etats, est alimentée par l'insécurité,
l'oppression et l'instabilité. Pour réduire
cette demande, les environnements économiques, politiques
et sociaux doivent être favorables. Par conséquent,
les politiques visant à limiter la disponibilité des
armes légères doivent s’accompagner d’efforts
pour promouvoir la sécurité humaine ainsi que
la sécurité et la stabilité sociales
et politiques, notamment le droit à l'autodétermination.
Ces efforts devraient porter sur l'aide au rétablissement
de la paix, la prévention des conflits, la résolution
non violente des conflits, les droits humains, la bonne gestion
des affaires publiques et sur le développement économique
et social. En effet, il faut tout particulièrement
veiller à ce que les mesures visant à contrôler
les armes légères n’épuisent pas
les ressources destinées au développement économique
et social et à d'autres actions conçues pour
réduire la demande.
Au-delà de ces premiers efforts pour créer
les conditions nécessaires d’une paix et d’une
stabilité durables, un certain nombre d'autres mesures,
plus ciblées, sont nécessaires pour favoriser
la réduction de la demande en armes légères4.
1. Contrer les cultures de violence
Les efforts pour contrer l'idéologie de la violence
et l'emploi illicite des armes à feu consistent, notamment, à :
- S’attaquer au conditionnement social qui valorise les
attitudes viriles de propension à la violence
;
- Discréditer la glorification de la violence dans les
médias, et en particulier l’apologie de l'usage
des armes à feu, et le lien entre détention
d'armes et virilité ;
- Encourager des programmes locaux
destinés à informer
les citoyens des dangers des armes légères
;
- Interdire la publicité et la promotion des armes légères
auprès des civils ;
- Promouvoir la résolution non
violente des conflits à tous
les niveaux de la société par le biais
de projets d'éducation communautaires et publics
;
- Promouvoir une culture de solidarité,
de paix et de non-violence.
2. Réformer le secteur de la sécurité
Différentes mesures peuvent favoriser la confiance
de la population dans la capacité des institutions
de sécurité publique d'assurer la sécurité.
Elles consistent, notamment, à :
- Instaurer des systèmes politiques et juridiques assurant
l'efficacité du contrôle et de la surveillance
par les civils des forces armées et d'autres institutions
chargées de l'application de la loi ;
- Fournir aux représentants de ces institutions une
formation en droits humains et une rémunération
adéquate afin d’éviter la corruption
et le non-interventionnisme en matière de détention,
d'emploi ou de transfert illicites des armes légères
;
- Mettre un terme à toute aide aux forces de sécurité corrompues
ou respectant peu les droits humains et encourager la dissolution
des unités dont le comportement laisse particulièrement à désirer
;
- Exiger l'adhésion des forces armées irrégulières
aux mêmes normes de respect des droits humains
;
- Réduire les dépenses
militaires au niveau le plus bas possible ;
- Instaurer des normes, reconnues
au plan international, régissant
les activités des forces de sécurité privées
et interdisant l'emploi de mercenaires.
3. Créer des normes de
non-possession
Liés aux initiatives pour contrer les cultures de
violence, les efforts pour dissuader les personnes de posséder
et d'utiliser des armes à feu consistent, notamment, à :
- Lancer des campagnes de sensibilisation
et d’éducation,
aux niveaux local, national et régional, pour mettre
en question le droit de posséder des armes, dans
le cadre d'un processus visant à augmenter la confiance
dans l'impartialité des institutions publiques de
sécurité ;
- Eliminer les conditions qui encouragent
la dépendance
et le recours aux armes pour l'autodéfense et
les actes de violence;
- Stigmatiser l'emploi de certains
types ou certaines catégories
d'armes légères, surtout celles qui disposent
d’une capacité meurtrière et d’une
puissance de feu accrues.
4. Renforcer les programmes
de démobilisation et de
réintégration
Les efforts entrepris en vue de garantir
la démobilisation
et la réintégration efficaces et durables
des anciens combattants consistent à:
- Remettre en cause la motivation économique à posséder
et à utiliser des armes, en fournissant aux anciens
combattants des sources alternatives et sûres
de revenu ;
- S’assurer que les programmes
de désarmement
et de démobilisation sont soutenus par des programmes
de réintégration et de réconciliation
durables qui faciliteront la réinsertion des anciens
combattants dans la société civile;
- Disposer de fonds suffisants
pour permettre la poursuite des programmes de démobilisation
et de réintégration
jusqu'à leur conclusion optimale;
- Reconnaître le fait que la réintégration
des combattants est un processus à long term;
- Tenir
compte du rôle important que peuvent jouer l'éducation
et la réinsertion pour aider des sociétés
divisées à créer un capital social et
des réseaux de confiance et de coopération.
5. Interdire l'enrôlement
des enfants soldats
L'utilisation croissante d'enfants soldats – liée à l'emploi
facile des armes légères et à leur disponibilité – nécessite
une série de mesures qui consistent, notamment, à:
- Criminaliser l'enlèvement des enfants, ou leur enrôlement
par d'autres moyens, en vue de les incorporer dans les
forces combattantes ;
- Promouvoir des programmes éducatifs spéciaux
visant à sensibiliser les enfants aux horreurs de
la guerre, à réagir face à la banalisation
du conflit armé et à discréditer
la glorification des armes ;
- Introduire et promouvoir des
mesures spéciales pour
réintégrer les enfants soldats dans la société au
moyen de programmes d'assistance socio-psychologique adaptés à leur
culture ;
- Exiger que tous les pays révisent leur législation
afin d'interdire le recrutement ou l'enrôlement
des enfants de moins de 18 ans.
6. Lutter contre l'impunité
Les efforts pour lutter contre l'impunité, qui alimente
souvent les cycles de la violence et des représailles,
consistent à :
- Instaurer des normes et des institutions internationales
afin de rendre les auteurs de la violence responsables de
leurs crimes devant la loi, y compris des crimes soutenus
par l'Etat ;
- Soutenir les systèmes de justice locaux afin
qu’ils
soient à même de garantir les droits
des individus.
7.
Lutter contre la pauvreté et le sous-développement
Les mesures pour combattre la pauvreté, le sous-développement
et l'accès inégal aux ressources – qui
encouragent les conflits et nourrissent la demande
en armes légères – consistent à :
- Analyser la dynamique des inégalités
dans le commerce et les revenus entre le Nord et le Sud
;
- Annuler la dette en faveur des
pays les plus pauvres et réduire
substantiellement celle-ci en faveur des pays aux revenus
moyens, notamment ceux qui émergent d'un conflit violent
et prolongé ;
- Reconnaître les liens entre les programmes d'ajustement
structurel et l'insécurité des citoyens
;
- Investir dans des programmes
de rénovation urbaine
et rurale afin de briser le lien entre pauvreté et
criminalité armée ;
- Soutenir les programmes de développement et de reconstruction
post-conflit, qui s'attaquent à l'inégalité de
l'accès aux ressources et à d'autres facteurs
de violence ;
- Promouvoir une politique de développement
cohérente,
afin que l'aide et le commerce se renforcent mutuellement
et visent à réduire les facteurs qui
conditionnent la demande en armes.
Une action efficace dans le domaine
des armes légères
exigera, bien sûr, tout un éventail d'initiatives
et de méthodologies dans les années à venir.
Plutôt qu'une « campagne » unique, nos
efforts devront être multiples et de nombreux acteurs
auront un rôle à jouer. Le RAIAL/IANSA fournira
un cadre transnational au sein duquel les groupes et les
organisations, qu’ils opèrent en coalitions
et aux niveaux local, national, régional ou international,
pourront regrouper leurs efforts autour de thèmes
et de problèmes particuliers (voir : Une politique
cadre, section Il). Le réseau fournira non seulement
une gamme de services utiles au développement et au
fonctionnement efficace des différentes campagnes
et initiatives, mais également un instrument cohérent
favorisant l’élaboration d’une stratégie
globale et des actions cohérentes sur les armes légères,
dans le respect de l'autonomie des efforts locaux et nationaux.
Une attention et un soutien particuliers seront portés
aux efforts régionaux.
Les types d’activités que le RAIAL/IANSA peut
favoriser ont été identifiés ci-dessous5.
1. Développer la représentativité du
réseau
Le soutien et le développement du réseau consistent,
notamment, à :
- Identifier et intégrer
de nouveaux membres et consolider des groupes déjà représentés
(p. ex. police, forces armées régulières,
monde des affaires, justice, santé publique,
défenseurs
des droits des enfants);
- Assurer la participation active
des ONG et des communautés
au réseau, surtout dans les régions
et les localités où le recours
aux armes et à la
violence s’avère le plus problématique
et où les ONG manquent de ressources;
- Encourager la participation
active des femmes, des jeunes, des organisations confessionnelles
et des chefs traditionnels
et soutenir les initiatives locales reconnues;
- Identifier les « lacunes » de
la représentation
géographique des groupes concernés
par les armes légères;
- Assurer la participation et le
soutien aux objectifs du réseau
de la part du monde des affaires et de l’industrie
qui subissent les conséquences négatives de
la présence des armes légères,
p. ex. l'industrie du tourisme.
2. Coordonner et mobiliser l'action internationale des ONG
La mobilisation transnationale efficace et le travail
en réseau en vue de lancer des campagnes et des initiatives
particulières consistent, notamment, à:
- Assurer, au besoin, le lancement
de « campagnes secondaires » autour
d'objectifs politiques spécifiques;
- Encourager et soutenir les partenariats
entre différentes
organisations provenant de différentes régions
du monde pour travailler sur des problèmes
spécifiques
liés aux armes légères;
- Soutenir les consultations nationales
et régionales
déjà en cours qui ont pour but de développer
et coordonner des stratégies de sensibilisation
et des actions de campagne sur les plans national,
régional
et/ou international;
- Utiliser toute occasion pour évoquer
les problèmes
posés par les armes légères
dans le contexte d’activités connexes
telles que la prévention des conflits et le
développement
communautaire;
- Développer les moyens
dont dispose le réseau
pour répondre – rapidement, efficacement
et d'une manière coordonnée – à des
développements internationaux importants dans
le domaine des armes légères;
- Mobiliser l'opinion internationale
pour soutenir des actions nationales là où les
ONG locales peuvent influence la politique de leur
pays;
- Identifier et accroître
les ressources financières
et humaines requises pour certaines campagnes ou
initiatives;
- Construire une solidarité dans et entre les mouvements
et les initiatives afin d'aider les groupes d'action particulièrement
exposés dans leur travail.
3. Favoriser l’échange d’informations
L'assurance que les membres du RAIAL/IANSA ont accès
de manière optimale au même niveau d'informations
nécessite de :
- Dresser un calendrier annuel
des réunions et événements,
prévus par ex. à l'ONU, à partir
duquel les membres du réseau peuvent coordonner
leur travail sur les armes légères;
- Etablir des bulletins d'informations
réguliers qui
permettent à tous les membres d’être
au courant du travail en cours à l’intérieur
du réseau et de s'y intégrer;
- Développer et utiliser
les réseaux de courrier électronique,
en plus de la diffusion des informations via les
systèmes
traditionnels (non électroniques), pour que
tous les membres soient au courant des développements
significatifs en ce qui concerne les armes légères;
- Assurer la participation de
tous les membres du RAIAL/IANSA au réseau électronique;
- Relayer la « voix du terrain »,
c'est-à-dire
développer les moyens dont disposent les communautés
et les ONG locales pour rassembler et diffuser des
informations sur les armes légères,
en provenance du terrain;
- Valoriser les projets concrets
menés par les ONG pour
s'attaquer à la demande en armes légères
ou pour assainir la société des armes.
4. Développer des stratégies de communication
culturellement adaptées
Le développement de messages clairs qui communiquent
efficacement les préoccupations du RAIAL/IANSA à un
vaste public exige de :
- Produire des documents de campagne
concis, ciblés
et accessibles, qui puissent susciter l'attention des ONG
et du public et qui se rapportent à des questions
particulièrement problématiques ayant trait
aux armes légères.
- Développer des slogans
clefs et un langage simple pour les différents
thèmes de campagne;
- Assurer que le travail de campagne,
de communication et de conception maintienne dans la
mesure du possible un
caractère
concret, p. ex. en « mettant un visage sur les victimes » ;
- Elaborer un Who's Who des membres
du RAIAL/IANSA – basé sur
une bibliographie écrite – pour que
le public, les parlementaires et les médias
puissent contacter les différentes organisations
selon la nature précise
de leur intérêt;
- Faire appel, quand cela est
nécessaire, à des
personnalités respectées et populaires
pour transmettre des messages de campagne à destination
des médias et du public;
- Recourir aux réseaux d'anciens combattants pour informer
le public, les décideurs politiques et les faiseurs
d'opinion sur les horreurs de la guerre et de la violence
liées aux armes légères et sur les possibilités
pratiques de construire la paix.
5.
Développer des stratégies de campagne
et de sensibilisation
Le développement d'une variété de stratégies
et d'activités de sensibilisation pour réaliser
les objectifs de la politique du RAIAL/IANSA nécessite
de :
·
Evaluer la possibilité de créer au sein du
RAIAL/IANSA de petits groupes de travail chargés
de développer et coordonner des stratégies
de sensibilisation à moyen terme, spécifiques à chaque
campagne;
- Identifier deux ou trois sujets
de campagne pour les premières
années du RAIAL/IANSA afin de créer
un pôle
autour duquel les membres du réseau puissent
se rallier et générer un certain intérêt;
- Etablir un programme d'action
révisable en fonction
de nouveaux thèmes de campagne qui pourraient
se présenter;
- Elaborer des documents et des
outils de campagne (action packs), définissant
les types d'actions envisagés,
qui peuvent être transmis facilement aux membres
du réseau;
- Identifier les publics-cibles
clefs par rapport à chaque
campagne spécifique portant sur les armes
légères;
- Epingler les démarches
développées par
des acteurs étatiques et non étatiques
qui abordent le problème des armes légères
et élaborer des stratégies qui favorisent
une évolution
positive et le respect des normes internationales;
- Construire un espace pour l’élaboration de stratégies
et de structures régionales adaptées et
sensibles aux conditions locales, surtout dans le Sud.
6.
Identifier les besoins en matière de recherche
et d'évaluation
L'assurance que les membres du RAIAL/IANSA aborderont
tous les aspects de la dissémination et de l’usage
abusif des armes légères suppose de :
- Soutenir le développement
des communautés qui
se consacrent à la formulation de politiques
et à des
actions de sensibilisation sur les armes légères,
dans les régions où ces communautés
n'existent pas ou ne sont pas assez développées;
- Mener une recherche coordonnée portant sur la politique à suivre
quant aux thèmes clefs des actions de sensibilisation
et de campagne entreprises par le RAIAL/IANSA.
- Encourager la collecte et la
diffusion, par des groupes actifs sur le terrain, de
données ayant trait à la
dissémination et à l’usage abusif
des armes légères;
- Mener des travaux de recherches
dans les secteurs présentant
des liens mal connus avec les armes légères,
p. ex. le rôle des parties tierces qui favorisent les
insurrections et le trafic d'armes local, le rôle des
services de renseignements occidentaux dans la fourniture
d’armes, la militarisation aussi bien des campagnes
en faveur des drogues que celles contre leur trafic et les
liens entre le trafic d'armes légères et celui
d’autres produits.
7. Analyser le contexte
politique et social international des armes légères
L’observation du respect des normes et des réglementations
internationales ayant trait à la prolifération
des armes légères consiste à :
- Examiner de manière critique
les politiques d'exportation d'armes et d'aide au développement
poursuivies par les fournisseurs d'armes légères;
- Evaluer le respect des droits
humains et du droit humanitaire international dans
l’emploi des armes légères
par des groupes gouvernementaux et non gouvernementaux;
- Promouvoir un débat sur
l’instauration de normes
internationales relatives à la prolifération
des armes légères aux niveaux local,
national, régional et international;
- Instaurer des mécanismes pour contrôler l’application
d'initiatives en faveur du désarmement.
Pour développer et administrer le Réseau
d'action international, une infrastructure est nécessaire
afin de promouvoir ses objectifs, faciliter la fourniture
des services et remplir les fonctions prévues dans
la section précédente. Les structures institutionnelles
initiales du RAIAL/IANSA sont décrites ci-dessous.
Ces structures et lignes directrices seront réexaminées
périodiquement et modifiées au fur et à mesure
de l’évolution du réseau.
Le réseau lui-même se veut « inclusif »,
ouvert aux individus, aux organisations non gouvernementales,
aux groupements communautaires et aux associations professionnelles
qui respectent et promeuvent les droits humains et qui soutiennent
d'une manière générale les intentions,
les objectifs politiques et le programme d'action du réseau.
Les membres du RAIAL/IANSA présentent divers intérêts,
besoins et priorités. Ils doivent respecter et apporter
leur soutien aux priorités et besoins différents
des autres membres. Les demandes d'adhésion seront
examinées en premier lieu par le Comité de
facilitation et finalement par le Groupe de référence.
Pour devenir membre du RAIAL/IANSA, les candidats doivent
répondre aux critères suivants:
- Soutenir plusieurs, sinon tous les
objectifs de la politique du RAIAL/IANSA (section Il de
ce document) et ne pas s'opposer,
ou inciter à s'opposer, aux objectifs qu'ils ne
soutiennent pas explicitement.
- Accepter de s'exprimer exclusivement en tant que membre singulier
du RAIAL/IANSA et non au nom d'autres membres.
- S'assurer que leurs actions, et les
actions d'autres membres, ne servent qu'à renforcer et fortifier le réseau
et ne menacent ni ne sapent son influence, son efficacité ou
sa cohésion.
Le Groupe de référence (GR) est globalement
responsable de la direction, du pilotage et des objectifs
du programme du réseau. Les ONG qui ont participé à la
réunion au Canada (17-19 août 1998) constituent
le Groupe de référence de base. Ce groupe sera élargi à de
nouveaux membres qui veulent et peuvent contribuer au pilotage
du RAIAL/IANSA, selon une procédure transparente de
nomination et d'acceptation à déterminer par
le Groupe. Sa composition devra refléter la diversité régionale
et la participation des deux sexes, équilibrer l'expertise
et la spécificité des membres et inclure une
grande diversité en matière d’activités
de sensibilisation, de campagnes et de recherche. Le Groupe
de référence se réserve le droit de
refuser l'adhésion à tout individu ou toute
organisation dont les intérêts sont hostiles à ceux
du RAIAL/IANSA.
Le Comité de facilitation (CF)6 est responsable devant
le Groupe de référence de la gestion hebdomadaire,
y compris l'administration et le développement du
réseau. Ses membres seront nommés et sélectionnés
par le GR, en tenant compte des mêmes principes que
pour le GR, de sorte que sa composition reflète la
diversité du réseau et permette d'exécuter
la masse de travail à accomplir. La composition du
CF devrait alterner périodiquement, de sorte que les
mandats soient limités mais n’arrivent pas à échéance
en même temps afin d’assurer une certaine continuité.
Les responsabilités du Comité de facilitation
consistent à:
- Consolider
et étendre le réseau afin d’y
intégrer des membres présentant
des activités
utiles au réseau et provenant de toutes
les régions;
- Assurer le bon fonctionnement
des services et des fonctions du réseau, y compris
la collecte des fonds nécessaires;
- Identifier les occasions stratégiques
pour développer
le réseau et promouvoir ses objectifs;
- Administrer le Secrétariat
du RAIAL/IANSA.
- Le Comité remplira ces fonctions en tenant compte
des lignes directrices formulées par le Groupe de
référence.
Le Secrétariat sera chargé de fournir les services
requis aux membres du réseau et d’aider le Comité de
facilitation à développer les moyens et poursuivre
les objectifs du réseau. Le Secrétariat agira
de manière à renforcer la capacité décentralisée
au sein du réseau.
Les fonctions du Secrétariat consistent à :
- Diffuser les informations portant
sur la politique à l'égard
des armes légères;
- Soutenir le développement
de différentes campagnes
impliquant des membres du
réseau de différentes
régions;
- Maintenir les liens et construire
des relations entre les membres du RAIAL/IANSA;
- Evaluer les affinités des
membres afin de construire des coalitions pour s'attaquer à des
problèmes
spécifiques;
- Soutenir les actions des membres du RAIAL/IANSA dans le domaine
de la collecte de fonds.
Certains services internationaux
pourront être fournis
par d'autres organisations, en ce qui concerne p. ex. la
diffusion, l'échange et l'administration d'informations
publiques susceptibles d'intéresser les membres du
réseau.
Des secrétariats régionaux pourront être
créés afin de coordonner les activités
dans certaines régions ou sous-régions. Le
travail de ces secrétariats régionaux devrait
néanmoins compléter et renforcer le travail
du Secrétariat
principal.
Les membres du réseau restent responsables de leur
propre travail sur les armes légères. Ni le
Comité de facilitation, ni le Secrétariat,
ni les membres individuels du réseau ne sont mandatés
pour représenter
ou parler publiquement
au nom
du RAIAL/IANSA.

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