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La réalité des armes légères
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Petites armes = graves problèmes
Les armes légères sont des
armes de destruction massive qui tuent des centaines de milliers de personnes
par an dans le monde. C’est bien plus que le nombre de
décès provoqués par les armes conventionnelles
telles que les tanks, les avions de combat ou les bateaux de
guerre.
Ces armes mortelles sont relativement bon marché, faciles à transporter
et à dissimuler, durent longtemps, et si facile à utiliser
qu’un enfant de huit ans peut les transporter et les utiliser.
Cela les rend particulièrement susceptibles de faire l’objet
de trafics illicites. Elles sont souvent vendues illégalement
en échange de devises fortes ou de marchandises comme les diamants,
la drogue ou tout autre objet de contrebande. Le marché noir
des ALPC est estimé de 2 à 10 milliards de dollars US
par an.
Armes légères = grosses
affaires
Fabriquer et vendre des armes légères est un commerce
mondial. Presque 7 millions d’armes de poing et d’épaule sont produites chaque année. Environ 75% sont fabriquées
aux Etats-Unis ou dans l’Union européenne. Brésil,
Chine, Canada, Japon et Russie sont les autres producteurs importants.
• Au moins 90 pays peuvent produire ou produisent des armes légères
et/ou des munitions ;
• Environ 16 milliards de munitions ont été fabriquées
au cours de l’année 2001 ;
• La valeur de la production d’armes légères et de
munitions s’est montée à au moins 7,4 milliards de dollars
US en 2000 ;
• Le stock mondial d’armes légères est estimé à environ
639 millions d’armes. Environ 59% de cet arsenal est aux mains de civils – soit
plus de 377 millions d’armes. Le reste
est la propriété des forces armées gouvernementales
(environ 39%), de la police, des insurgés et autres forces non-étatiques.
Petites armes = gros dommages
Dans le monde entier les armes légères dévastent
des communautés entières par les conflits et le crime.
Grâce à leur durée de vie, les mêmes armes
sont parfois recyclées d’une zone de conflit à une
autre, aggravant ainsi le conflit et contribuant de ce fait aux crises
humanitaires.
Des morts et des
blessés
| Les
décès de guerre |
La majorité des
personnes tuées dans les guerres, coups d’état
et autres conflits armés sont victimes des petites
armes - des centaines de milliers de décès par an. La
plupart sont des civils. |
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| Les
décès en temps de paix |
Les armes légères
tuent 200 000 personnes de plus par an dans les pays « en
paix », par homicides, suicides, tirs accidentels
et tirs de la police. Dans des pays tels que le Brésil,
les Etats-Unis et l’Afrique du Sud, les armes à feu
sont la première cause de décès chez
les jeunes. |
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| Les
décès d’enfant |
On estime que 2 millions
d’enfants environ ont été tués
avec des petites armes depuis 1990. |
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| Blessures
non mortelles |
En plus des tués,
on estime qu’1,5 millions de personnes sont blessées
chaque année par des armes légères. |
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| Les conséquences
humanitaires |
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| Les
migration forcées |
On ne doit pas forcément
tirer pour que les armes légères causent
des dommages. Elles sont le premier outil utilisé pour
forcer des familles et des villages entiers à fuir.
Il y a 35 millions de personnes réfugiées
ou déplacées dans le monde. Le Haut Commissaire
des NU pour les réfugiés a noté que « les
conflits armés sont maintenant ce qui fait le plus
fuir les réfugiés. » |
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| La
restriction des besoins de base |
La disponibilité et
l’abus d’armes génèrent un climat
de peur et une culture de violence qui peut durer des générations.
L’insécurité affecte la prise de décision,
l’accès à la nourriture, à l’eau
et au logement, comme la mobilité et le commerce.
Ce sont ceux qui sont le plus dans le besoin qui sont souvent
les plus touchés, car les organisations d’aide
humanitaire retirent leur personnel en raison des risques
posés par les armes à feu. |
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| Un
frein au développement |
La prolifération
des armes légères décourage l’investissement étranger
et gêne les perspectives de développement économique.
Le conflit armé mine les profits économiques
durement gagnés par des nations déjà appauvries.
Par exemple, la Banque interaméricaine de développement
estime que la violence coûte aux pays latino-américains
presque 15% de leur PIB. |
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En dépit
des embargos régionaux et internationaux, les
armes légères sont encore souvent vendues
directement et indirectement aux régimes qui bafouent
les droits de l’Homme.
Les armes légères = un défi
mondial
Le prolifération
des ALPC est à l’ordre du
jour de l’ONU. En juillet 2001,
les Etats membres se sont réunis
pour la Conférence des NU sur
le transfert illicite d’armes légères
et de petit calibre sous tous ses aspects.
En est résulté le Programme
d’action contre le trafic d’armes
légères qui engage les
pays à:
• adopter des réglementations efficaces pour contrôler
la production, l’exportation, l’importation et le transfert des
a rmes légères et de petit calibre ;
• identifier et poursuivre ceux qui s’engagent dans leur fabrication
et leur commerce illicites ;
• s’assurer que les fabricants marquent de façon adéquate
toutes les armes pour leur identification et leur traçabilité ;
• assurer l’enregistrement obligatoire et précis des
fabrications, détentions et transferts d’ALPC ;
• prendre les mesures appropriées contre les violations
d’embargos décidés par le Conseil de sécurité ;
• s’assurer que les armes confisquées, saisies ou collectées
soient détruites.
Les participants du RAIAL/IANSA surveillent comment effectivement
les gouvernements respectent ces promesses, et aident par le
conseil, l’information et la participation à la
prise de conscience publique.
Pour nombre de participants les accords régionaux et d’autres
aspects des ALPC sont plus appropriés à leur travail
quotidien sur la violence. Par exemple, en Amérique ils
poussent les gouvernements à signer la Convention de l’Organisation
des Etats américains contre la fabrication et le trafic
illicite d’armes à feu. Les ONG européennes
travaillent à renforcer le Code de conduite européen
sur les exportations d’armes. En Afrique, le moratoire
de la CEDEAO et la Déclaration de Nairobi sur le problème
de la prolifération illicite des ALPC ont une résonance
particulière. La Déclaration de Bamako sur une
position africaine commune sur la prolifération, la circulation
et le trafic illicites d’ALPC signée en 2000 a permis
d’établir des points focaux nationaux dans beaucoup
de pays africains où la société civile et
les gouvernements civils se réunissent pour discuter de
la mise en œuvre de tous ces accords.
Naturellement, les participants du RAIAL/IANSA sont également
engagés dans des actions pour l’amélioration
des lois nationales et des politiques de contrôle, la collecte
de données, les exportations/importations, ainsi que sur
la police et les forces militaires et privées de sécurité.
Pour plus d’information ou pour vous impliquer en luttant
contre la prolifération des armes légères
et de petite calibre, visitez le site www.iansa.org ou écrivez à l’adresse
mail suivante: communications@iansa.org |
| Ces informations proviennent principalement du Small Arms Survey, Graduate Institute of International Studies, Geneva. Oxford University Press. |
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