Le 8 mars, de nombreux membres du RAIAL ont célébré la Journée internationale de la femme.
Les militants de la campagne «Contrôlez les armes» ont organisé un grand nombre d’événements en Afrique du Sud, au Cambodge, à New York, au Canada et au Brésil à l’occasion de la publication du rapport concernant l’incidence des armes à feu sur la vie des femmes.
A Johannesburg, Afrique du Sud, des journalistes nationaux et internationaux ont assisté à la conférence de presse «Femmes en ligne de mire». Quatre intervenants du RAIAL, d’Amnesty International et d’Oxfam ont brièvement rappelé que, dans un monde envahi par les armes, les femmes sont souvent les victimes silencieuses de la violence armée. Ce rendez-vous a permis aux représentants de la société civile sud-africaine de s’informer du rapport, et de s’entretenir avec ceux et celles qui avaient directement lutté contre la violence armée en Afrique du Sud. Parmi les intervenants, se trouvaient Rachel Jewkes du South Africa Medical Research Council, et Kaelo Khumalo de la campagne «Cessez-le-feu». Des musiciens et des stars du petit écran sud-africains ont aussi apporté leur soutien à «Femmes en ligne de mire» dans le centre commercial Rosebank de Johannesburg. Accompagnés des musiciens de Culture and Heritage, Pimville (Soweto), ils ont battu le rappel parmi les visiteurs pour recueillir des empreintes de main et des photos. Au Cambodge, le Working Group for Weapons Reduction a tenu d’importants débats publics dans des quartiers de Phnom Penh et de Kampong Cham pour sensibiliser davantage les Cambodgiennes aux armes à feu.
A Phnom Pehn, le débat public a rassemblé 130 femmes issues d’institutions gouvernementales, du secteur de la sécurité, des médias, de l’université (étudiantes et enseignantes), ainsi que des représentantes d’associations de la société civile. A Kampong Cham, quelque 50 villageoises, ainsi que des membres des autorités locales, ont participé au débat.
De l’autre côté de la planète, à Montréal, Canada, Oxfam-Québec, Amnesty et la Fédération des femmes du Québec ont donné une conférence de presse pour présenter le rapport. Danielle Hébert de la Fédération des femmes du Québec, Johanne Létourneau d’Oxfam-Québec, et Gilles Sabourin d’Amnesty International ont pris la parole à cette occasion. Entre-temps, dans le centre de Montréal, des bénévoles de «Contrôlez les armes» ont recueilli des centaines de photos pour la pétition «Un million de visages», avec l’aide de célébrités venues apporter leur soutien.
A São Paulo, Brésil, Instituto Sou da Paz a mobilisé les énergies pour participer à la marche des femmes. L’avenue Paulista, l’une des artères les plus animées du centre-ville, a été momentanément coupée à la circulation pour laisser passer cette marche qui a rassemblé plus de 30 000 femmes des quatre coins du pays. A cette occasion, Sou da Paz a annoncé le lancement du rapport «Femmes en ligne de mire». Dans la partie «Paix et Solidarité» du cortège, des militantes portaient des banderoles témoignant de la volonté des Brésiliennes d’en finir avec les armes et la violence contre les femmes. Avant et après le défilé, elles ont eu l’occasion de discuter de la campagne «Contrôlez les Armes» avec des passants, et ont recueilli des photos pour la pétition «Un million de visages».
Entre-temps, à New York, Control Arms organisait un débat dans le cadre du suivi de la Conférence des Nations Unies de Beijing (Beijing + 10) sur les droits de la femme. Une palette d’orateurs de renom d’Amnesty International, du RAIAL et d’Oxfam se sont exprimés sur le contrôle des armes et les femmes. Par la suite, des femmes du monde entier ont témoigné de la prolifération des armes et de la violence dont elles sont victimes, mettant en commun leurs expériences vécues au Népal, au Liberia, au Soudan, au Rwanda, en Afrique du Sud, aux Antilles et en Ouganda.
En Espagne, Control Arms a également célébré le lancement de la nouvelle campagne par une conférence de presse. Les journalistes ont écouté l’Ougandaise China Keitetsi évoquer son passé d’enfant soldat, et la célèbre actrice espagnole Leonor Watling lire des extraits du rapport «Femmes en ligne de mire».
A Misri Banda, Pakistan, Blue Veins a organisé un séminaire en collaboration avec le Comité des citoyens d’Astogna.
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