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| Nouvelles ressources |
Forgotten Casualties of War: Girls in armed conflict
[Victimes oubliées de la guerre : les fillettes et jeunes filles dans les conflits armés] |
| Publié en avril 2005, ce rapport de Save the Children constate qu’à travers la planète, pas moins de 120 000 fillettes, certaines dès l’âge de huit ans, sont contraintes de se battre en première ligne ou se retrouvent au service de groupes armés. De telles situations ont essentiellement été signalées en Colombie, au Timor-Oriental, au Pakistan, en Ouganda, aux Philippines, au Sri Lanka, en République démocratique du Congo (RDC) et en Afrique occidentale. Le rôle de ces filles varie, allant de combattantes à bonnes à tout faire (porteuses, femmes de ménage ou cuisinières), mais la quasi-totalité sont utilisées comme esclaves sexuelles ou «épouses». Ce rapport conclut que le processus actuel de DDR est discriminatoire : tant que la communauté internationale ne financera pas des programmes de réinsertion intégrant les besoins de ces fillettes, le cycle des violations de leurs droits ne sera pas rompu. Devant se débrouiller seules dans un climat d’hostilité, de suspicion et de peur, elles demeureront isolées, au plan matériel, affectif et du développement. |
Gender, Conflict and Development [Genre, conflit et développement]
Publié par la Banque mondiale en avril 2005, cet ouvrage, qui met en avant les dimensions sexospécifiques des conflits, s’organise autour de thèmes comme les femmes combattantes, la violence sexuelle, les processus de paix formel et informel, le cadre légal, le travail, la réorganisation des services sociaux, et le développement basé sur la communauté. Pour chaque thème, les auteurs analysent les rôles propres aux hommes et aux femmes avant, pendant et après le conflit, les modifications de ceux-ci tout au long du conflit, la difficulté pour les acteurs du développement de poursuivre les changements de rôles positifs et d’en atténuer les aspects négatifs, et les possibilités d’action pour tirer parti de ces enjeux, dynamiques et rôles. Ayant pour objet la problématique hommes-femmes, ainsi que les conflits, les possibilités d’action suggérées devraient idéalement contribuer à plus d’égalité dans les relations entre les sexes. Leur pertinence et applicabilité sont mises en évidence, ainsi que des principes majeurs dont la Banque mondiale tiendra compte pour les évaluer. Enfin, d’autres axes de recherche sont proposés sur le lien entre genre, conflit et développement. |
Recommandations et priorités formulées par les femmes soudanaises à l’occasion de la Conférence des donateurs pour le Soudan organisée à Oslo
Dans un rapport de la Conférence des donateurs pour le Soudan qui s’est tenue à Oslo les 11 et 12 avril derniers, les femmes soudanaises demandent que 80 % des fonds, au minimum, soient consacrés à réduire les inégalités criantes entre les sexes en matière de législation, politiques et pratiques, et aillent directement aux femmes et aux filles des zones rurales et des communautés défavorisées afin de renforcer leurs capacités et leur accès aux ressources. Parmi les thèmes sur lesquels il est nécessaire de se pencher sans délai : l’accès aux services sociaux et de santé de base, soutenir les politiques économiques en faveur des pauvres pour améliorer les moyens d’existence des femmes et garantir la sécurité alimentaire, éliminer la discrimination sexuelle dans l’éducation et la formation, et s’atteler de toute urgence à la violence sexiste endémique. |
Mettre un visage sur le problème de la prolifération des armes légères : prise en compte des aspects sexospécifiques en vue d’une application efficace du Programme d’action de l’ONU
Publié en mars 2005, ce document d’International Alert examine l’importance des sexospécificités en vue d’une application efficace du Programme d’action de l’ONU pour prévenir, combattre et éliminer le commerce illicite des armes légères et de petit calibre sous tous ses aspects (PoA). Il propose des modifications du texte à prendre en compte lors de l’examen du PoA, en 2006. Conçu pour assister les spécialistes des armes légères mettant actuellement en œuvre le PoA, ainsi que les spécialistes des conflits et du développement, ce document vise à rendre leurs travaux plus efficaces grâce à une analyse et des pratiques tenant compte des sexospécificités. Il s’adresse tout spécialement aux décideurs (y compris les membres de la Première Commission de l’Assemblée générale des Nations Unies), lesquels étudient de nouveaux engagements pour compléter l’actuel PoA, et en réviser éventuellement le texte en 2006. |
Etude sur la possession d’armes à feu et la violence conjugale
Dans son numéro de l’hiver 2005, le Journal of the American Medical Women’s Association présente les résultats d’une étude sur la possession d’armes à feu par les conjoints maltraitants. Contrairement aux idées reçues, ils sont tout aussi susceptibles de menacer leur partenaire avec un couteau, qu’ils possèdent une arme à feu ou non. En revanche, ceux qui en possèdent une risquent huit fois plus que les autres de l’utiliser pour menacer leur partenaire. L’intégralité de l’étude est disponible ici . Vous trouverez également un article des mêmes auteurs commentant cette étude dans le numéro d’avril 2005 du Bulletin sur les armes légères et la sécurité humaine du Centre pour le Dialogue Humanitaire, disponible en anglais, espagnol, français, arabe et portugais ici. |
Entre Atenas e Esparta. Mulheres, Paz et Conflitos Armados (Entre Athènes et Sparte : Femmes, paix et conflits armés)
Existant uniquement en portugais, cet ouvrage de Tatiana Conçalves Moura, membre du RAIAL, est le premier de ce type à nous venir du Portugal. Après avoir dressé un bilan des principales critiques féministes de la théorie traditionnelle des relations internationales, il s’interroge sur les contributions féministes à l’analyse des conflits armés, et des procédures opérationnelles standard de l’ONU relatives à la réhabilitation au lendemain des conflits. Pour davantage d’informations envoyer un courriel à Tatiana tatiana@ces.uc.pt |
Child Soldiers Newsletter, numéro 13, printemps 2005
Dans cette lettre d’information publiée par la Coalition to Stop the Use of Child Soldiers, un article expose les difficultés rencontrées par les fillettes/jeunes filles de retour chez elles après avoir vécu parmi les forces et groupes armés. Il s’interroge sur l’efficacité de la réinsertion, et conclut qu’il est nécessaire de parler à ces fillettes/jeunes filles, ainsi qu’aux autres groupes vulnérables, pour connaître leurs besoins et savoir comment aller à leur rencontre sans leur faire courir davantage de danger. |
Gender-based Violence Bulletin, Volume 1, Numéros 2 & 3,
29 mars et 28 avril 2005
Ce bulletin mensuel de la Pan-American Health Organisation est consacré à la relation entre la santé des femmes et la violence, essentiellement la violence conjugale. Il est disponible en anglais ici
et en espagnol ici |
Directives sur l’égalité entre les sexes dans les programmes de lutte antimines
Formulées en février 2005 par le Centre de lutte antimines de l’ONU, ces directives mettent en évidence une gamme d’aspects de l’égalité entre les sexes dont il convient de tenir compte dans quatre des cinq domaines principaux ou «piliers» de la lutte antimines : (1) le déminage, (2) la sensibilisation au danger des mines, (3) l’assistance aux victimes, et (4) la défense de la cause. Bien que le 5e pilier, la destruction des stocks de mines, soit susceptible de faire progresser l’objectif de l’équilibre entre les sexes, il n’existe pas encore d’aspects de l’égalité entre les sexes pertinents aptes à figurer dans les directives. Ce document a pour but d’aider les personnels sur le terrain et les responsables des Nations Unies en matière de lutte antimines à intégrer des perspectives sexospécifiques dans toutes les activités et les initiatives pertinentes de la lutte antimines. |
Burundi : Incidence des armes légères et de la violence armée sur les femmes
Publiée en novembre 2004 par le Programme de réduction des armes légères et de petit calibre pour la région des Grands Lacs (PRAPC) du PNUD, cette étude restitue l’expérience de femmes confrontées à la violence armée au Burundi, tout en s’attachant aux conséquences de celle-ci sur le mode de subsistance, la famille, la santé génésique et la sécurité des femmes. D’après les estimations, 80 % des ménages de la capitale et des principales provinces détiennent des armes légères. Les femmes du Burundi ont beau évoquer de légères améliorations de la sécurité humaine grâce au cessez-le-feu de novembre 2003, elles n’en témoignent pas moins de l’intensification de trois autres formes de violence armée dont elles sont tout particulièrement victimes : la vengeance («justice personnelle»), la prédation sexuelle et les profits illicites. Armes automatiques, fusils de fabrication artisanale, pistolets et grenades à main sont communément vendus, prêtés ou loués pour commettre des vols à main armée ou tendre des embuscades sur les routes, des agressions qui s’accompagnent souvent de viols sous la menace des armes. Bien que des sources officielles des provinces de Giteya, Ruyigi, Ngozi et Makamba affirment avoir «enrayé» la prolifération des armes, les habitantes des villes comme des campagnes sont unanimes à déclarer vivre dans la «peur généralisée». |
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