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| La fiche info d’IANSA : Sexospécificté et violence armée |
Les armes tuent et blessent davantage d'hommes que de femmes
- Plus de 90 % des victimes d'homicides à main armée sont des hommes.(1)
- Des 50.000 personnes qui se suicident à l'aide d'une arme chaque année, 88 % sont des hommes.(2)
- Bien que les femmes et les filles ne forment pas la majorité des victimes directes, elles sont affectées par la violence armée de plusieurs façons. Leur faible statut ou l'absence de protection légale peuvent rendre les femmes plus vulnérables, que ce soit en zone de guerre ou dans des pays en paix. Chaque année, plusieurs milliers de femmes et de filles sont abattues, traumatisées, intimidées, réduites à l'esclavage, pillées et violées à l'aide d'une arme.
Une arme à la maison ne protège pas les femmes
- Aux États-Unis, la possession d'une arme à domicile augmente de 41 % le risque général qu'un membre du ménage soit assassiné et pour les femmes, ce risque est triplé.(3)
- Selon une étude réalisée dans des pays à revenu élevé, lorsque les armes sont davantage disponibles, davantage de femmes sont tuées.(4)
Armée, la violence conjugale devient fatale
- Une étude américaine a démontré que la présence d'une arme dans la maison quintuple la létalité de violence conjugale.(5)
- En cas d'utilisation d'une arme dans la violence conjugale, le risque de mort est multiplié par douze, par comparaison aux autres moyens de violence.(6)
- En France, où l'on trouve 30 armes pour 100 personnes, 33 % de femmes tuées par leur partenaire le sont à l'arme à feu. Aux États-Unis, où l'on trouve 96 armes pour 100 personnes, ce pourcentage augmente jusqu'à 66%.(7)
Les stéréotypes sexistes sont des constructions sociales
- Le lien entre les hommes et les armes n'a rien de biologique. Dans la plupart des cultures, c'est la socialisation qui amène les hommes et les femmes à considérer la violence comme faisant partie intégrale de la masculinité.
- Une étude menée aux États-Unis indique que 50 % des garçons de 10 ans ne savent pas distinguer un jouet d'une véritable arme à feu et qu'ils ne peuvent résister à la tentation de toucher à l'arme s'ils la trouvent par accident.(8)
- L'Institut ProMundo du Brésil a démontré qu'en travaillant avec des hommes à travers des activités éducatives et des groupes de discussions, on pouvait transformer leurs attitudes et leur comportement et promouvoir la non-violence dans la sexualité, la gestion des conflits et de la colère.
- Il est faux d'identifier les femmes aux seules victimes et les hommes aux seuls auteurs de la violence. Les femmes sont aussi les survivantes, celles qui s'occupent des autres, sont activistes. Elles peuvent aussi bien encourager la demande d'armes et en être elles-mêmes les utilisatrices. Une étude brésilienne indique que les femmes soutiennent parfois l'usage d'armes par des hommes en cachant/portant des armes ou en se montrant attirées par des hommes qui en portent. Notre action doit s'adresser à toutes les femmes, qu'elles s'identifient ou non à la lutte pour le contrôle des armes !
La Résolution 1325 du Conseil de sécurité aura cinq ans en octobre
- Les femmes ont joué des rôles prédominants dans la construction de la paix, la prévention de la violence et l'éducation à la non-possession d'armes partout dans le monde.
- Par exemple, des femmes brésiliennes ont influencé l'adoption de lois plus strictes sur les armes au niveau national et fédéral et organisent activement le passage d'un référendum sur l'interdiction de la vente d'armes à feu à travers le pays.
- Des femmes libériennes de toutes les religions et classes sociales ont pris part à une action de masse pour la paix en 2003, se frayant un accès aux réunions les plus importantes durant les négociations de paix.
- En dépit de tout cela, les femmes demeurent sous-représentées dans les processus de prises de décisions. La Résolution 1325 du Conseil de sécurité sur les femmes, la paix et la sécurité, qui aura cinq ans ce mois d'octobre, est une plate-forme pour les femmes qui veulent faire entendre leur voix en zones de guerre et d'après-guerre. Fait remarquable, la RCS1325 est disponible en 69 langues ici. Si vous en souhaitez une traduction dans votre langue locale, envoyez un courriel sarah@peacewomen.org
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(1) Small Arms Survey (2004), Small Arms Survey 2004: Rights at Risk, Genève: Small Arms Survey, p. 179.
(2) Small Arms Survey (2004), Small Arms Survey 2004: Rights at Risk, Genève: Small Arms Survey, p. 179.
(3) D.J. Wiebe (2003), « Homicide and Suicide Risks Associated with Firearms in the Home: A National Case-Control Study. » Annals of Emergency Medicine, janvier-juin, vol. 4.
(4)
D. Hemenway, et al. (2002), « Firearm availability and female homicide victimization rates among 25 populous high-income countries, » Journal of the American Medical Women’s Association, Printemps: 57(2), p. 100-104.
(5)
J.C. Campbell, et al. (2003), « Risk Factors for Femicide in Abusive Relationships: Results from a Multisite Case Control Study, » American Journal of Public Health, juillet, vol. 93, p. 1089-1097.
(6)
L.E. Saltzman, et al. (1992), « Weapon involvement and injury outcomes in family and intimate assaults », Journal of the American Medical Association, 267: 22, 10 juin.
(7)
Henrion Report (2001), op. cit. « Every Six Hours: A National Study of Female Homicide in South Africa », FBI, Supplementary Homicide Reports, 1976-2002, cité dans Bureau of Justice Statistics, Homicide Trends in the US: Intimate Homicide.
(8)
G.A. Jackman, et al. (2001), « Seeing is believing: What do boys do when they find a real gun, » Pediatrics, vol. 107, juin, p. 1247-1250. |
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