Le 27 octobre, le Conseil de sécurité a consacré un débat public à la mise en œuvre de sa Résolution 1325 qui portait expressément sur la participation des femmes aux processus de rétablissement et de consolidation de la paix. Par anticipation, le Groupe de travail des ONG sur les femmes, la paix et la sécurité (NGOWG), regroupant 12 ONG qui encouragent et suivent la mise en œuvre de la 1325, a adressé un courrier aux ambassadeurs de tous les Etats membres auprès de l'ONU dans lequel il formulait une série de recommandations afin d’accélérer considérablement l’application de ladite résolution. Le NGOWG exhorte donc tous les Etats à :
1. Inciter le Conseil de sécurité à créer un centre de coordination et un groupe de travail d’experts pour veiller à ce que les travaux du Conseil de sécurité tiennent compte de la Résolution 1325.
2. Se réjouir du Plan d’action à l’échelle du système des Nations Unies concernant la 1325, et à prier le Secrétaire général d’actualiser, de suivre et d’évaluer sa mise en œuvre chaque année à compter de maintenant.
3. Prier le Secrétaire général d'adresser, à partir d’octobre 2006, des recommandations au Conseil de sécurité concernant :
- Les modalités d’une information plus systématique du Conseil de sécurité quant aux violences sexistes commises par les parties à un conflit armé, tout en s’intéressant particulièrement au mécanisme déjà en place pour surveiller les violations des droits des enfants lors de conflit armé, et en alerter ledit Conseil.
- Les modalités permettant au Conseil de sécurité de contraindre davantage les parties à un conflit armé de répondre de telles violations. A titre d'exemple, il pourrait envisager d'imposer des sanctions ciblées à l’encontre de leurs auteurs.
4. S’engager à dresser un plan d’action national pour une mise en œuvre coordonnée de la Résolution 1325. Ce plan d’action devrait être public, s’inspirer d’une consultation avec la société civile, et prévoir des mécanismes de suivi et d’établissement de rapports, des cibles et des activités spécifiques avec un calendrier précis.
5. Etre conscients que le mandat de la future Commission de l’ONU de la consolidation de la paix engage expressément à établir un partenariat avec la société civile (dont les associations de femmes), par des mécanismes formels au niveau du siège et des pays.
Pour lire l’intégralité du courrier du NGOWG et pour trouver davantage d’informations, rendez-vous ici. |